Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

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Les comités de gestion d’eau, des acteurs clés pour l’EHA rural en RDC

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Le saviez-vous ? À tout moment, 30 à 40% des systèmes d’approvisionnement en eau en milieu rural dans les pays en développement ne fonctionnent pas. La raison de fond c’est que les investissements dans les infrastructures en eau en milieu rural sont généralement effectués sans information adéquate sur ce qui est nécessaire à long terme afin que l’infrastructure fournisse un service durable à ses usagers. Les besoins en termes de financement des coûts d’entretien et exploitation et d’appui technique ne sont pas souvent pris en considération avant de procéder à la réalisation des ouvrages d’eau potable et, avec les temps, les pannes finissent pour en compromettre irréversiblement le fonctionnement.

L’acteur ayant la plus grande influence sur le choix de l’infrastructure et la décision d’investir est souvent une ONG externe ou une entreprise privée présente dans la zone pour une période limitée. Pourtant, la responsabilité à long terme de l’organisation et du financement de l’exploitation, de l’entretien et des réparations mineures et majeures, est laissée aux utilisateurs, généralement par le biais de comités de gestion d’eau à base communautaire. C’est pour cette raison que le Consortium WASH RDC met au cœur de son programme le renforcement des capacités des comités, en mettant en place un processus de formation répandu sur l’ensemble des 12 étapes du programme.

 

Comité de gestion de Nonge

Rencontre d’une équipe du Consortium avec le comité de gestion de Nonge, Zone de Santé de Mbulula

A partir du début de cette formation, l’un des concepts principaux à retenir c’est que l’installation d’un point d’eau n’est pas garantie, mais elle doit suivre une analyse approfondie des implications financières et techniques à long terme, dont les comités sont en charge, avec l’appui du Consortium. Françoise, trésorière du comité de Nonge, Zone de Santé de Mbulula, province du Tanganyika, explique que quand la communauté n’est pas censée avoir les moyens nécessaires à soutenir les couts de gestion d’un point d’eau á long-terme, des Activités Génératrices de Revenus (AGR) peuvent être mises en place avant d’investir. C’est tout à fait l’expérience du village de Nonge, qui a commencé le commerce de riz et de l’huile de palme.

Rencontre d’une équipe du Consortium avec le comité de gestion de Leya 3, Zone de Santé de Kongolo

La prise de décision sur les AGR se fait pendant les réunions périodiques des comités, qui sont organisées au moins une fois par mois. Les membres du comité de Leya 3, Zone de Santé de Kongolo, précisent que plusieurs sujets sont traités au sein de ces rencontres. Le plus souvent, ils discutent du déroulement des cotisations et de la propreté des parcelles, du village et de la source d’eau et envisagent comme résoudre les problèmes rencontrés.

Les responsabilités des comités sont évidemment grandes et demandent des efforts constants par tous les membres. Leur motivation ? Elle réside surtout dans la volonté de sensibiliser leur communauté aux bonnes pratiques en eau, hygiène et assainissement, pour en assurer le développement, comme témoigné par Muyumba Ngandu Devis et Josephine Kibunda, technicien et superviseuse de point d’eau du comité Mbulula 2.

Comités de gestion Mbulula 1 et 2

Muyumba Ngandu Devis et Josephine Kibunda (Technicien et superviseuse de point d’eau du Comité Mbulula 2) demandent la parole pour donner leurs impressions sur le fonctionnement du comité

Jusqu’à aujourd’hui, 400 comités se sont constitués dans le cadre des interventions du Consortium pour accompagner leurs communautés dans le procès d’amélioration des pratiques et services d’eau, hygiène et assainissement. Parmi les membres, presque la totalité estime d’être en mesure de remplir son rôle et ses responsabilités au sein du comité d’une manière efficace. Le Consortium s’implique aussi pour qu’ils puissent travailler en synergie avec les autorités locales et trouver en eux l’appui nécessaire, dans une optique de pérennisation des résultats atteints à travers la bonne gouvernance. A long-terme, leurs villages pourront surement compter sur des services d’eau, hygiène et assainissement fiables : les comités de Nonge, Leya 3 et Mbulula en sont sûres !

 

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