Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

moved here www.werathah.com for apple mac download sketchup 2017 for apple mac os download
like it costs building design suite 2017 serial windows xp serial windows xp

L’eau c’est la vie … n’est pas ?

Leave a comment

En avril 2017, une équipe de Concern Worlwide U.S. est venue rencontrer les personnes clés du programme Consortium WASH RDC dans le territoire de Manono, Tanganyika : le staff Concern et surtout les communautés qui chaque jour s’engagent activement pour améliorer leurs conditions en eau, hygiène et assainissement.

L’article suivant a été originalement écrit par Concern Worldwide U.S. et vous pouvez lire la version originale, en anglais, à l’adresse suivante : https://www.concernusa.org/story/water-is-life-or-is-it/

Groupe d’étudiants à Katchumbuyu, RDC. Photo : Kieran McConville


L’eau c’est la vie … n’est pas ?

Les pompes à eau cassées et d abandonnées partout dans les pays en développement sont des testaments rouillés à la futilité de la « solution facile ». Si l’on veut apporter des changements significatifs, cela devient un peu plus compliqué – et beaucoup plus intéressant.

Nous avons tous vu les vidéos et les images en ligne et à la télévision – de joyeux villageois prenant de l’eau pure et limpide d’une nouvelle pompe brillante, tous souriants et en bonne santé. Le message est clair et simple: « L’eau c’est la vie ». Et c’est vrai … d’une certaine façon.

Malheureusement, la plupart des choses dans la vie ne sont pas aussi simples que les spécialistes du marketing voudraient le faire croire. Demandez-le à notre homme, Félix.

UN TRAVAIL DIFFICILE

Felix Kabemba est notre chef de projet pour quelque chose avec le titre décidément non-accrocheur de Consortium WASH RDC. (Restez avec nous – cela va devenir intéressant).

« CECI EST ASSEZ COMPLEXE ET FRANCHEMENT PAS SI FACILE. »

Felix est le gars chargé de faire de ces images heureuses une réalité – et de les reproduire ensuite encore et encore … dans l’un des environnements opérationnels les plus difficiles au monde. Avec une petite équipe. Et un budget limité. Et un délai serré.

Felix Kabemba, chef de projet de Concern pour le Consortium WASH RDC. Photo: Kieran McConville

Felix Kabemba, chef de projet de Concern pour le Consortium WASH RDC. Photo : Kieran McConville

Bref, c’est ça l’histoire : Concern Worldwide fait équipe avec d’autres agences d’aide (ndt Action contre la Faim, ACTED, Catholic Relief Services et Solidarités International) au Congo (c’est la partie de la RDC) et lance une mission pour améliorer radicalement la vie et la santé de dizaines de milliers de familles des centaines de villages, au fond des bois. Ils vont le faire en s’attaquant aux plus grands problèmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène (ici la partie WASH). Boom. À quel point cela peut-il être dur?

“C’est assez complexe et franchement pas si facile”, nous informe Félix, dans un chef-d’œuvre d’euphémisme. “Il ne s’agit pas seulement de creuser des trous de forage et d’installer des pompes.”

PAS DE SOLUTION FACILE

L’expérience amère au cours de plusieurs décennies de travail de développement a montré que le simple fait de fournir de l’eau propre à une communauté ne transforme pas les vies de manière significative et durable. Cela signifie simplement qu’ils ont une source d’eau propre. Pour un moment. Les pompes cassées et abandonnées dans tout le monde en développement témoignent de la futilité de la « solution facile ». Nous et d’autres avons déployé beaucoup d’efforts pour trouver une solution plus durable et plus efficace. Et, que cela vous plaise ou non, cela dépend en grande partie du changement de comportement.

« NOTRE TRAVAIL ICI EST DE TIRER PARTI DU POUVOIR DE LA COMMUNAUTE ET D’AIDER LES GENS A PRENDRE CE POUVOIR DANS LEURS PROPRES MAINS. »

Vous connaissez peut-être l’expression « il faut un village ». Dans ce cas, c’est exactement ce qu’il faut – avec une équipe d’ingénieurs formés, des professionnels de la santé, des experts en comportement, des professionnels du développement des affaires, des administrateurs, des mobilisateurs communautaires … et ainsi de suite. Voici un aperçu de notre sélection d’étoiles dans un village congolais, Katchambuyu:

LE CHEF

Le chef de Katchambuyu, David Numbi, qui affirme que l’intervention du Consortium WASH dirigé par Concern a eu un impact important sur la santé et le bien-être dans sa ville. Photo : Kieran McConville

Rien de ce que vous essayez de faire ici ne fonctionnera à moins que vous ayez l’appui du patron. Dans ce cas, c’est le chef Numbi.

« NOUS SOMMES HEUREUX DE FAIRE TOUT CE QUI PEUT AMELIORER LA VIE DE NOS GENS. »

Notre équipe a passé de longues heures assis avec lui et d’autres anciens du village, expliquant notre objectif, recherchant leur contribution, et finalement obtenant non seulement l’approbation, mais leur plein soutien. « Nous sommes heureux de faire tout ce qui peut améliorer la vie de nos gens », dit-il.

LE MÉDECIN

Dbuyu Kalembe, qui dirige le centre de santé de Katchumbuyu, affirme que la santé générale des habitants du village et des environs s’est nettement améliorée depuis l’intervention WASH menée par Concern. Photo: Kieran McConville

Cette ville a la chance d’avoir un centre de santé et un infirmier qualifié pour l’administrer. Dbuyu Kalembe connaît la valeur de la correcte hygiène et de l’assainissement – parce qu’il a vu les résultats d’une mauvaise hygiène et d’un mauvais assainissement tous les jours pendant des années. “Dans ce village, nous avions environ 90 cas de maladies diarrhéiques et en moyenne quatre cas de choléra par mois. C’était à cause de l’eau sale, de mauvaises installations sanitaires et de mauvaises pratiques d’hygiène. ”

LE FORMATEUR

Albert Mukalay, a Concern Hygiene Promoter in Tanganiyka province, holds a training session with Animateurs in Katchambuyu

C’est notre gars. Albert Mukalay fait partie d’une équipe d’employés de Concern qui parcourt les routes parfois poussiéreuses et parfois boueuses du district de Manono, formant des équipes d’animateurs aux bonnes pratiques et au changement de comportement. “Notre travail ici est de tirer parti du pouvoir de la communauté et d’aider les gens à prendre ce pouvoir dans leurs propres mains.”

L’ANIMATRICE

Joelle Inamulongo (à gauche) recevant des informations sur l’hygiène d’Adele (à droite), bénévole de la communauté (ou « animatrice ») formée par Concern. Photo: Kieran McConville

Adele a un rôle central. C’est une maman, une petite agricultrice et, plus important encore, de notre point de vue, une bénévole communautaire. Nous l’avons entraînée, ainsi que des centaines d’autres animateurs dans tout le Congo, à s’impliquer avec leurs propres voisins et à leur faire comprendre certains concepts et actions clés, qui mènent manifestement à des changements durables. Des pratiques comme l’allaitement maternel exclusif, le lavage des mains, le bon recouvrement des contenants d’eau, l’utilisation des toilettes hygiéniques, le maintien d’un environnement propre, une bonne nutrition et une réaction rapide aux signes de maladie. Ce sont les choses – combinées avec de l’eau propre – qui font la différence.

LE TECHNICIEN

Le technicien de la pompe, Ilunga Wailungabje, (à gauche) et le superviseur Daviens Ngoy Wangay (à droite) effectuant des travaux de maintenance sur une pompe à eau dans le village de Katchambuyu. Photo : Kieran McConville

Les pompes que nous utilisons ont évolué au fil des années pour devenir très fiables et faciles à entretenir. Mais on doit toujours savoir ce qu’on fait – et on a toujours besoin d’un stock de pièces de rechange. Nous avons formé Daviens Ngoy et d’autres à faire l’entretien et la réparation de la douzaine de pompes maintenant disséminées dans la communauté. Et nous l’avons mis en contact avec un fournisseur, que nous avions aidé à acquérir une première provision de pièces, que les villageois peuvent acheter…

LA TRÉSORIERE

Ngoy Francine, Trésorière du comité d’eau à Katchambuyu. Photo : Kieran McConville

« SI LES GENS N’ONT PAS LES MOYENS DE PAYER, IL N’Y A PAS DE FRAIS. LA COMMUNAUTÉ SOUTIENT LES PLUS VULNÉRABLES. »

Vous ne pouvez pas acheter de pièces de rechange sans argent, donc le village a un comité de gestion de l’eau, qui facture des frais minimes aux utilisateurs. Cela vont dans la caisse pour l’entretien continu et Ngoy Francine s’occupe des livres. “Si les gens n’ont pas les moyens de payer, il n’y a pas de frais”, nous dit-elle. “La communauté soutient les plus vulnérables.”

L’ÉTUDIANT

Tibu est membre d’un groupe scolaire à Katchambuyu qui aide à éduquer les autres élèves sur l’importance d’une bonne hygiène. Photo : Kieran McConville

Tibu a onze ans et il est un leader de première ligne. Lui et un groupe d’autres jeunes enthousiastes martèlent à chaque occasion les messages de lavage des mains, de bonnes pratiques de toilette et d’hygiène en général. “Nous essayons de nous protéger”, déclare-t-il. L’une des méthodes que préconisent ces jeunes guerriers de l’hygiène est l’idée de « PAFI » (petites actions faisables et importantes), une série de solutions simples et quotidiennes aux obstacles d’hygiène de base.

LA MÈRE

À vrai dire, Joelle pourrait être notre préférée. En plus d’avoir le plus beau sourire sur des kilomètres et des kilomètres, elle a aussi la volonté d’améliorer non seulement la situation de sa propre famille, mais aussi le bien-être de tous ceux qui l’entourent. Elle a embrassé avec enthousiasme la volonté d’un changement collectif de comportement et est devenue un modèle pour les voisins et les étrangers. “Nous ne perdons pas de temps à aller chercher de l’eau sale et mes enfants ne ratent pas l’école à cause de la maladie.”

Joelle Inamulongo avec ses enfants à leur domicile dans le village de Katchambuyu, en RDC. Elle est bénéficiaire du projet WASH et affirme que cela a eu un grand impact positif sur la vie de famille. Photo : Kieran McConville

UNE VRAIE TRANSFORMATION

Ce qui s’est passé ces deux dernières années, c’est que Katchambuyu s’est progressivement transformée d’une ville dépourvue et désavantagée, avec une source d’eau polluée et un problème de santé publique important, à une communauté considérablement changée. En fait, elle est devenue un modèle pour les autres.

« LE NOMBRE DE CAS DE DIARRHÉE A CHU DE 90 À 10 PAR MOIS ET IL N’Y A PLUS DE CHOLERA MAINTENANT.  »

Le chef de Katchambuyu, Nimbu, souligne la propreté générale du village, Jean Baptiste nous montre joyeusement comment le nombre de cas de diarrhée est passé de 90 à 10 par mois et qu’il n’y a plus de choléra maintenant, Joelle souligne les précieuses heures qu’elle et sa fille gardent en cherchant de l’eau, Daviens se tient fièrement près de sa pompe, Adele réfléchit à son statut amélioré d’influenceuse communautaire, et Tibu et les autres enfants jouent et vont à l’école.

Quant à Félix, eh bien, ses pensées sont ailleurs. Il pointe la route et dit: « Il y a beaucoup plus de villages de cette façon. On a du travail à faire. »

 

Leave a Reply