Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales


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Entités Territoriales Décentralisées : un diagnostic du potentiel d’application de la Loi sur l’Eau

Depuis octobre 2017, le Consortium WASH RDC travaille avec six Entités Territoriales Décentralisées (ETD) au Tanganyika dans un projet pilote de renforcement de leurs capacités. Il s’agit de chefferies et secteurs, situés dans le territoire de Manono (Chefferie de Kiluba, Secteurs de Kyofwe et Kamalondo) et de Kongolo (Chefferies de Benanyembo et Banamuhona et Secteur de Baluba). L’objectif général de ce projet, porté par Concern Worldwide et mis en œuvre en collaboration avec Hydroconseil, est d’accompagner les ETD dans leur nouveau rôle de « maitre d’ouvrage » que la Loi sur l’Eau leur accorde. Être le « maitre d’ouvrage » signifie que l’ETD est censée jouer un rôle central de planification, régulation et surveillance du service hydrique, sans pourtant le gérer en régie directe.

Le premier pas a été l’élaboration d’un diagnostic des ETD impliquées dans le projet. D’après les résultats, dans la majorité des cas les ETD sont reconnues par la population et elles collaborent efficacement avec les représentants d’autres services de l’État. Les processus de prise décisionnelle sont généralement consultatifs et le flux d’information circule régulièrement des villages aux ETD et vice-versa.

Jumba Kabila, Chef de village, Village Mande, Manono, Tanganyika

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Journée mondiale de l’eau 2018 : combattons le choléra !

Depuis le 1993, chaque année le 22 mars est dédié aux célébrations de la Journée mondiale de l’eau, mise en place par l’Assemblée Générale des Nations Unies à travers la résolution A/RES/47/193.  Cet anniversaire est une occasion de rappeler l’importance de l’eau dans la vie de toutes et tous et de mettre en lumière les disparités qui existent au niveau global dans l’accès à l’eau potable : 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas d’eau potable à disposition à leur domicilie[1]. En milieu rural, cette chiffre se traduit par l’exclusion de l’accès d’une personne sur deux.

Mama Kabula, Mulombwa, Zone de Santé de Manono, Tanganyika

En République Démocratique du Congo, cette problématique touche un niveau plus alarmant, presque 70 % de la population rurale s’approvisionnant en eau à des sources potentiellement contaminées, avec des conséquences néfastes sur le plan sanitaire, social et économique. Le 2017 et le début du 2018 ont été marqués par la diffusion de la plus sévère épidémie de choléra connue dans le pays depuis le 1994. En 2017, 55 000 personnes sont tombées malades à travers 24 des 26 provinces du pays (28% de plus par rapport à l’année précédente), et 1 190 sont décédées[1]. En raison de ça, la thématique choisie au niveau national pour la Journée mondiale de l’eau est « Consommons uniquement de l’eau potable pour éviter le choléra ».  Continue reading


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7ème Revue Technique du Consortium WASH RDC : « Services communautaires d’eau : prospectives de pérennité économique »

Le jeudi 15 Mars, la 7ème édition de la Revue Technique du Consortium WASH RDC a eu lieu à Kinshasa, dans la salle Bakandja du Centre d’accueil Caritas Congo. Plus de 60 participants ont animé le débat, visant à comprendre si et comment les systèmes de gestion communautaire des services d’eau en RDC puissent atteindre la pérennité économique. À travers les présentations menées par Kristina Nilsson (Consortium WASH RDC), Charlotte Bitulu (ADIR) et Diane Bommart (ELAN RDC), la réflexion a été ouverte sur les facteurs de succès des comités de gestion en milieu rural et peri-urbain et sur les éventuelles opportunités d’apprentissage offertes par les initiatives de partenariat public/privé pour le développement. Les thèmes des présentations ont ensuite été approfondis lors de travaux de groupe.

Les présentations sont disponibles et téléchargeables :

Consortium WASH RDC – L’approche économique : facteurs liés au succès

ADIR – Gestion communautaire des systèmes d’adduction d’eau potable par les ASUREP

ELAN RDC – Partenariat avec le secteur privé pour un développement économique durable et inclusif

Le Consortium WASH RDC remercie toutes et tous les participants à cette journée de partage d’idées et d’expériences !

 

Participants à la 7ème Revue Technique. Kinshasa, 15 mars 2018 / Photo : Kandindi


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Renforcement de la chaine d’approvisionnement des pièces de rechange au Tanganyika

Partout en Afrique subsaharienne les pompes à main sont la première technologie utilisée pour l’approvisionnement en eau en milieu rural. Malheureusement, les taux de défaillance de ces pompes sont élevés dans toute la région et en particulier en RDC, où, d’après une étude effectuée par Rural Water Supply Network en 2009, 67% des pompes manuelles étaient non fonctionnelles. Afin d’éviter cet écueil et d’améliorer la pérennité des installations qu’elle aménage, l’ONG Concern Worldwide, dans le cadre de son travail au sein du Consortium Wash RDC, a jugé indispensable de comprendre les causes du mal fonctionnement des systèmes de pompe manuelle et la manière dont les Comités de gestion d’eau (Comités) et les Organisations Non Gouvernementales Internationales (ONG-I), planifient, préparent et gèrent le remplacement et la maintenance des pièces détachées. En 2014, l’étude « Pièces de rechanges pour Pompes Manuelles : analyse de la Chaîne d’Approvisionnement » a été donc commandité par Concern Worldwide au cabinet de conseil Absolute Options.

Point d’eau de Mande, Manono, Tanganyika

Cette étude a identifié le manque d’accès aux pièces de rechange comme une des principales barrières à la pérennisation des pompes à main en RDC. Les ONG-I achètent les pompes à main et les pièces détachées directement auprès des fabricants en Inde (les autres options étant la France, le Kenya, le Swaziland et le Mozambique). Les Comités sont presque exclusivement alimentés par les ONG-I et leur forte dépendance sur ces dernières limite le développement d’une chaîne d’approvisionnement en pièces de rechange. De fait, le marché des pièces de rechange en RDC souffre d’une ‘défaillance du marché de la demande induite par les ONG-I’ : les acheteurs affirment que l’offre est insuffisante pour répondre à la demande, et les fournisseurs qu’une faible demande les empêche d’avoir des stocks plus grands et plus diversifiés.

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Appel à candidatures : consultant(e) chargé(e) de l’évaluation finale du projet Consortium WASH RDC

Le Consortium WASH RDC est à la recherche d’un(e) consultant(e) ou équipe de consultants pour l’évaluation finale du projet. L’objectif général est d’évaluer le succès du projet à respecter les résultats et objectifs définis par le cadre logique du projet, dans le cadre plus large du business case EHA de UK aid en RDC 203445[1].

Les termes de référence complets peuvent être téléchargés ici: TDR consultance évaluation finale du Consortium WASH RDC.

Date limite de soumission du dossier: le 12 mars 2018.

Objectifs spécifiques de l’évaluation

  1. a) Évaluation des résultats du projet (environ 35% de la charge de travail)
  2. b) Value for Money analysis (25%)
  3. c) Évaluation des thèmes transversaux (20%)
  4. d) Évaluation des projets pilotes (10%)
  5. e) Évaluation de la gouvernance du Consortium (10%)

L’évaluation sera achevée au plus tard au troisième trimestre de 2018. La date de début indicative préférée est 1 Juin 2018.

La méthodologie détaillée de l’évaluation sera élaborée par le consultant et approuvée par Concern Worldwide dans le cadre des livrables. La méthodologie doit respecter les principes éthiques de UK aid pour la recherche et l’évaluation[2]

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Les bonnes pratiques d’hygiène et assainissement expliquées aux enfants

Au Kasaï Central, dans les zones de santé de Dibaya et Lubondaie, Catholic Relief Services (agence membre du Consortium WASH RDC responsable de la mise en œuvre du programme dans ces zones) compte sur l’implication de plus 11 000 élèves de 30 écoles pour apporter des changements dans les comportements en hygiène et assainissement de leurs communautés d’appartenance.

Comment on peut faire ça ? A travers une méthodologie d’apprentissage participatif adaptée aux besoins spécifiques des enfants et à leur niveau de compréhension. Cette approche prend le nom de CHAST, acronyme anglais de « Child Hygiene and Sanitation Training » (en français « Formation à l’hygiène et à l’assainissement des enfants »). Elle a été développée par Caritas en Somaliland en 2002, comme adaptation de la plus connue PHAST[1], une méthodologie d’apprentissage participatif en sept étapes qui aide les communautés à améliorer les comportements d’hygiène et ainsi réduire les maladies diarrhéiques et qui facilite la gestion communautaire efficace des services d’eau et d’assainissement. La PHAST vise à encourager la participation des individus à des activités de groupe, en développant leur confiance en soi et leur sens de responsabilité pour la prise de décisions.

Cette approche a donc été révisée pour être utilisée avec les enfants et élèves des écoles, en partant du principe prouvé selon lequel les pratiques d’hygiène personnelles sont acquises pendant l’enfance – et qu’il est beaucoup plus facile de changer les habitudes des enfants que celles des adultes. Effectivement, bien que les enfants aient moins de connaissance, d’expérience et de responsabilités et qu’ils aient une conception différente du temps et du futur, ils sont naturellement curieux et avides d’apprendre. En outre, les enfants sont capables de transférer les messages appris à leurs familles et d’accompagner ainsi le changement de comportements de leur communauté.

Formation des élèves sur la méthode CHAST

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Le bulletin d’information de Janvier 2018 est en ligne !

Le début d’une nouvelle année représente toujours une occasion de réfléchir sur les réalisations et les difficultés du passé et de rassembler des énergies renouvelées pour les douze mois suivants. Pour l’édition de janvier 2018 du bulletin du Consortium WASH RDC le directeur, Gian Melloni, réalise cet exercice avec nous et partage sa vision sur le futur du programme.

Promouvoir la viabilité technique et financière, atteindre l’échelle, favoriser l’apprentissage et le partage des connaissances : voilà quelques-uns des aspects clés pour qu’un programme EHA apporte de la valeur aux communautés et reste pertinent. Pour en savoir plus, retrouvez le bulletin à la page :

http://consortiumwashrdc.net/wp-content/uploads/2018/02/Bulletin-dinformation-Consortium-WASH-RDC_janvier-2018.pdf