Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

Contexte de mise en oeuvre

L’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement en RDC

L’accès à l’eau potable et un assainissement sain restent un défi important en RDC. Le Plan d’Action Humanitaire 2012 pour la RDC déclare que 53% de la population (environ 37 millions de congolais) n’a pas accès à l’eau potable. Les pratiques de la population perpétuent le problème : seulement 2% des congolais, qui boivent de l’eau provenant d’une source non protégée, utilise des techniques de traitement de l’eau pour éviter les maladies hydriques, telles que la typhoïde ou la diarrhée.

La couverture du service d’approvisionnement en eau dans les zones rurales est restée bien derrière les zones urbaines. En effet, dans les zones rurales, les trois quarts des ménages dépendent de sources d’eau de surface et non traitées. Le manque de latrines publiques dans certaines régions mène la population à polluer l’environnement favorisant ainsi les épidémies dont notamment le choléra.

Les statistiques provenant de l’enquête mufti-indicateur du cluster WASH estiment que 47 millions de congolais n’ont pas accès à des latrines hygiéniques, 10 millions défèquent à l’ai libre et 40 millions ne se lavent pas les mains aux moments clés de la journée. Seulement 6% de la population a accès à des latrines familiales, 8% partage des latrines sanitaires, et 72% n’utilise pas de latrines. Il y a des disparités dans l’accès aux latrines familiales entre les zones urbaines (14%) et les zones rurales (3%) et entre les plus riches (23%) et les plus pauvres (moins de 1%).

Le secteur EHA en RDC

Cadre juridique

  • La Constitution (18 février 2006) reconnait le droit à l’accès à l’eau potable et à un environnement propre.
  • La Loi sur l’Eau (4 janvier 2016) offre les premières clarifications en termes de rôles et responsabilités de chacun et donne de larges prérogatives aux 26 provinces et centaines entités territoriales décentralisées (ETD) du pays.

Principaux outils de programmation 

  • La Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté 2 (DSCRP, 2011-2015)
  • La Politique Nationale d’Assainissement (2014)
  • Le Code de l’Hygiène (2015)

Les principaux acteurs institutionnels 

  • Niveau national : différents ministères (Plan, l’Environnement, Développement Rural, Ressources Hydrauliques et Électricité, Santé Publique, l’Enseignement et Décentralisation).
  • Niveau local : les ETDs (provinces, villes, communes, secteurs/chefferies) sont en charge de l’opérationnalisation des programmes et stratégies nationales.
  • Le Comité National d’Action de l’Eau, Hygiène et Assainissement (CNAEHA) est chargé de coordonner le secteur. Dans chaque province, il existe un Comité Provincial (CPAEHA).

Les principaux modes de gestion du service de l’eau et de l’assainissement 

  • Milieu rural : le Service National d’Hydraulique Rurale (SNHR) appuie la planification, la programmation, le suivi et l’évaluation, et assure le contrôle qualité de l’eau et des ouvrages hydro-sanitaires. Dans les faits, c’est le Ministère de la Santé Publique (MSP), dont les structures sont présentes au niveau Zone de Santé, Aire de Santé et village, qui prend le relais.
  • Dans les petits centres urbains (de 5 000 à 25 000 habitants) la gestion des réseaux d’approvisionnement en eau potable est laissée aux ONGs, comités de gestion, église, etc.).

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