Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

Le Consortium WASH RDC présent à la Conférence internationale WEDC 2016

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La 39ème édition de la Conférence internationale WEDC, qui s’est déroulée du 11 au 15 juillet 2016 à Kumasi au Ghana, s’est centrée cette année-ci sur le thème « Assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et l’assainissement pour tous et toutes ». Rassemblant chaque année des experts en WASH, la conférence organisée par le centre de recherche WEDC, un centre d’excellence dans la WASH hébergé par l’Université de Loughborough (UK), vise à créer un espace de partage et d’apprentissage interactif pour les professionnels du secteur et du monde académique.  Le WEDC organise ses conférences internationales régulièrement depuis 1973, et cette 39ème Conférence WEDC a été organisée en partenariat avec KNUST (Kwame Nkrumah University of Science and Technology).

Gian Melloni, Directeur Adjoint du Consortium WASH RDC, a fait une présentation le lundi 11 juillet pour partager les leçons apprises et expériences du Consortium depuis 2013 en termes de gestion d’un programme WASH à travers le modèle d’un consortium, ainsi que les défis et opportunités pour l’avenir. Gian a expliqué comment le Consortium utilise une approche économique (basé sur l’idée des « couts à long terme » ou « Life-Cycle Costs Analysis ») pour améliorer la pérennité des services eau, assainissement et hygiène et promouvoir l’apprentissage sectoriel, et a également décrit les forces et les défis du Consortium WASH RDC en tant que modèle de gestion de projet.

Gian Melloni, Directeur Adjoint du Consortium WASH RDC à la Conférence WEDC 2016.

Gian Melloni, Directeur Adjoint du Consortium WASH RDC à la Conférence WEDC 2016. Photo: Kamal Mohamed Farah.

La présentation a soulevé un bon intérêt parmi les délégués qui ont participé à la séance. Il y a eu des questions très pertinentes sur les relations entre le Consortium WASH et le Programme National Villages Assainis et les autorités locales, mais aussi sur la formule du Consortium comme modèle de gestion.

Pour télécharger la présentation, cliquez ici.

La présentation s’est basée sur un article (en anglais) écrit par le Directeur du Consortium WASH RDC, Stephen Jones, et l’ancien Directeur, Sébastien Longueville.

 

 

 

 

La durabilité et la gestion au cœur des débats  

Au cours des discussions et des présentations sur le secteur WASH rural, l’accent a été mis en premier lieu sur les défis de durabilité et de gestion, plus que sur les aspects techniques. Ceci est une évolution importante, car auparavant c’étaient surtout des aspects d’ingénierie qui étaient placés au cœur des débats. Cette considération de prendre en compte la durabilité s’applique autant aux contextes de développement qu’aux contextes d’urgences. Dans ce sens, le recouvrement des coûts et des mécanismes de viabilité financière ont été des thèmes récurrents, ainsi que le travail avec les autorités nationales ou locales (décentralisation) pour assurer le transfert des connaissances. Le concept que « l’eau est payante » est désormais largement accepté dans le secteur, sans perdre de vue l’équité et l’accès des vulnérables aux services EHA.

Toujours en termes de durabilité, il y a  eu des débats sur l’approche ATPC et sur comment promouvoir la pérennité du statut ‘ODF’ (village sans défécation à l’air libre). Le suivi « post-ODF » a été identifié comme une priorité et comme un gap dans plusieurs contextes. Le système de financement ‘Payment by Results’ par DFID a également été discuté comme stratégie pour améliorer la durabilité des résultats WASH.

Dans l’ensemble, il y a eu un bon équilibre entre les discussions sur WASH dans des milieux urbains et le WASH rural, en ligne avec la tendance globale du secteur.

Technologies d’Information et Communication (TIC) et le secteur WASH

L’utilisation des TIC  dans le secteur mérite une mention spéciale. Plusieurs articles présentés ont décrit des systèmes innovant de gestion de données à travers des solutions informatiques, grâce à l’accessibilité plus large de plateformes ‘open source’, ainsi que l’internet et les smartphones dans les pays en développement. La collecte  de données numérique, peu courant dans le secteur jusqu’à récemment, est désormais presque une pratique commune. Une utilisation plus fréquente des systèmes de gestion de base de données a aussi été identifiée, grâce aux avantages qu’ils présentent en termes d’accessibilité et de sécurité des données. La simplification des processus et la réduction des erreurs, ainsi que la potentielle compatibilité parmi les différentes technologies ont également éte discutées. Les avantages des innovations TIC font que de plus en  plus d’ONG, d’agences ONU et d’agences gouvernementales les adoptent dans leurs activités de suivi et évaluation, de gestion de projet, de suivi de la fonctionnalité des ouvrages et la communication avec les usagers.

Globalement, la conférence WEDC a été assistée par un bon nombre d’experts WASH du secteur développement/humanitaire et des universitaires (boursiers, chercheurs et professeurs). La majorité des délégués représentaient des pays en développement, et l’atmosphère était un centré sur l’apprentissage. Selon les estimations provisoires fournies par l’équipe WEDC, autour de 500 délégués ont participé à la conférence, provenant de 45 pays différents. Plus de 140 articles ont été présentés et seront publiés par le WEDC prochainement.

Selon les échanges entre les différents acteurs de divers pays, et tenant en compte les mises à jour sur les thématiques courantes du secteur, la Conférence WEDC a confirmé que plusieurs aspects du travail du Consortium WASH RDC sont à la pointe du secteur.

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