Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

Journée mondiale de l’eau 2018 : combattons le choléra !

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Depuis le 1993, chaque année le 22 mars est dédié aux célébrations de la Journée mondiale de l’eau, mise en place par l’Assemblée Générale des Nations Unies à travers la résolution A/RES/47/193.  Cet anniversaire est une occasion de rappeler l’importance de l’eau dans la vie de toutes et tous et de mettre en lumière les disparités qui existent au niveau global dans l’accès à l’eau potable : 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas d’eau potable à disposition à leur domicilie[1]. En milieu rural, cette chiffre se traduit par l’exclusion de l’accès d’une personne sur deux.

Mama Kabula, Mulombwa, Zone de Santé de Manono, Tanganyika

En République Démocratique du Congo, cette problématique touche un niveau plus alarmant, presque 70 % de la population rurale s’approvisionnant en eau à des sources potentiellement contaminées, avec des conséquences néfastes sur le plan sanitaire, social et économique. Le 2017 et le début du 2018 ont été marqués par la diffusion de la plus sévère épidémie de choléra connue dans le pays depuis le 1994. En 2017, 55 000 personnes sont tombées malades à travers 24 des 26 provinces du pays (28% de plus par rapport à l’année précédente), et 1 190 sont décédées[1]. En raison de ça, la thématique choisie au niveau national pour la Journée mondiale de l’eau est « Consommons uniquement de l’eau potable pour éviter le choléra ». 

Présente dans le pays depuis les années 1970, cette maladie est endémique dans neuf provinces de la RDC, notamment autour des grands lacs de l’est du pays.

Le Consortium WASH RDC intervient depuis le 2013 pour adresser les causes de diffusion du choléra et des autres maladies d’origine hydrique, en aidant 645 villages dans 16 Zones de Santé et 7 provinces à accéder à l’eau potable et à l’assainissement. Aujourd’hui grâce à ce programme, plus de 530 000 personnes ont accès d’une façon permanente à des sources d’eau améliorées, situées dans la majorité des cas à une proximité de moins de 30 min de marche aller-retour de leurs maisons. En plus, presque 45 000 personnes peuvent compter sur des solutions alternatives en eau, comme la collecte des eaux de pluie.

Dans la perspective de protéger ces résultats, le Consortium envisage également des interventions de réponse d’urgence aux épidémies de choléra dans ses zones d’intervention, activées sur demande par les services de santé locaux partenaires. Des équipes DRR[2] de Solidarités International se mobilisent sur place pour donner les moyens nécessaires de réponse aux agences membres du Consortium et les autorités sanitaires .

Mise en place de stock tampon

Le paquet de mesures d’urgence et d’intervention se compose de :

  • Formation des membres du Consortium, des partenaires et des autorités locales au niveau de la Zone de Santé;
  • Pré-positionnement de stocks d’urgence au niveau provincial;
  • Maintien d’un mécanisme d’alerte précoce au niveau de la Zone de Santé, en ligne avec la stratégie nationale de choléra;
  • Déploiement des équipes d’intervention mobiles dans les 72 heures de flambées de maladies dans les zones ciblées par le programme Consortium.

Depuis le 2014, dix-huit interventions d’urgence ont eu lieu, dont sept au cours du 2017 dans les Zones de Santé d’Ankoro, Kabalo, Kongolo, Manono et Moba.

[1] Joint Monitoring Programme, 2015.

[2] Médecins sans frontières, janvier 2018.

[3] Réduction des risques de catastrophe, acronyme de l’anglais “Disaster Risk Reduction”,

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