Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

Genre et parité

Les inégalités de genre persistent au niveau mondial, et c’est également le cas dans le contexte du secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement en RDC. Pour lutter contre les discriminations auxquelles les filles et femmes congolaises font face dans les provinces d’intervention du Consortium WASH RDC, les agences membres intègrent des aspects genre dans toutes les activités, pour assurer que les femmes et les filles bénéficient autant que les hommes et les garçons des solutions mises en place dans les communautés.

Kizonde, Moba, TanganyikaDans le contexte du secteur eau, hygiène et assainissement rural en RDC, les femmes et les filles subissent des différents types de discrimination : limitation à la vie publique et participation politique, limitation de leurs droits économiques et les risques d’être victime de violence basée sur le genre sont réels. Ceci en dépit de leur rôle essentiel dans leurs familles et communautés, car ce sont souvent elles qui sont chargées de la collecte et la gestion de l’eau. Dans la réalité rurale, ceci signifie qu’elles doivent parcourir plusieurs kilomètres par jour pour collecter de l’eau. Les femmes et les filles sont aussi le gardiennes des bonnes normes d’hygiène au sein du ménage, et dans beaucoup de cas, elles prennent la responsabilité de soigner les membres de la famille qui tombent malade. En dédiant beaucoup de temps aux tâches liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, leur participation à la vie publique, l’école et les prises de décision est limitée.

Le Consortium WASH RDC, conscient des problématiques liées au genre dans ses zones d’intervention, a intégré tout au long des cycles des projets des aspects qui luttent contre les inégalités du genre. Les initiatives vont au-delà des aspects strictement techniques liées aux infrastructures, car le programme assure que les préoccupations et les expériences des filles et des femmes sont prises en comptes dans tout le processus d’accompagnement des communautés.

Enquêtes CAP et collecte de données

Lors des enquêtes CAP, un nombre égal de femmes, filles, hommes et garçons sont interviewés pour assurer que les préoccupations et expériences de tous les groupes sont pris en compte. Les données collectées sont désagrégées par âge et sexe pour permettre une analyse des évolutions pour les groupes différenciés.

Participation dans les prises de décisions

Au niveau de la participation dans les comités de gestion d’eau, qui prennent des décisions sur la gestion des points d’eau, le Consortium promeut un quota de 33% pour la participation des femmes. A la date du 31 décembre 2016, 322 femmes occupaient ainsi un poste décisionnel dans les comités de gestion d’eau appuyés par le Consortium.

Sensibilisation et consultations

Recos, sensibilisation, Village Mande, Manono, TanganyikaPour les activités de sensibilisation, 1800 femmes ont été formées comme Relais Communautaire par les agences membres du Consortium. Les équipes des agences membres assurent également que les femmes et les filles participent à toutes les séances d’information, consultations et de sensibilisation et organisent séparément des réunions que pour les femmes et les filles en parallèle, pour leur permettre de s’exprimer librement sur certains aspects. Des ambassadrices sont également identifiées et formées comme Maman Kapitas pour qu’elles contribuent à la sensibilisation.

Aspects de protection et lutte contre la violence basée sur le genre

Lors de la construction des points d’eau et des latrines, les agences membres assurent de prendre en compte des aspects qui peuvent réduire les risques d’incidence de violence basée sur le genre. Ainsi, les femmes et filles sont consultées sur l’emplacement des points d’eau et des latrines et les distances sont réduites, pour permettre que les femmes et les filles se sentent plus en sécurité. La conception des latrines tient aussi compte des aspects qui doivent permettre plus d’intimité et de sécurité, comme l’installation de serrures à l’intérieur.

Promotion du droit à l’éducation des filles

Dans le cadre des activités dans les écoles, le Consortium construit des latrines séparées et sécures pour les filles aux établissement scolaires. Les brigades scolaires qui participent dans le cadre des projets ont également une participation de 50% de filles.

Ecole primaire, Classe de brigadiers, Luba, Manono, Tanganyika

Répondre aux inégalités de genre demande que les hommes et les femmes, les garçons et les filles, participent d’une façon équitable aux plans d’activité et de créer un environnement où tous et toutes peuvent jouir de leurs droits. Répondre à l’inégalité de genre c’est aussi relever le défi des normes et des comportements dans la société qui participent à perpétuer ces inégalités.

Journée Internationale de la Femme: Nous faisons tous et toutes partie de la solution

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