Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

Étude sur la durabilité des résultats

En mi-2018, le Consortium WASH RDC a mené une étude de la fonctionnalité, l’utilisation et les modalités de gestion d’un échantillon de points d’eau inaugurés entre mi-2014 et fin 2016. L’objectif était d’avoir un aperçu sur la durabilité des services WASH dans les communautés autour de deux ans après la sortie du Consortium de ces communautés. L’enquête, qui a couvert 88 points d’eau – soit 11% des 810 installés par le Consortium pendant la durée du projet –  s’est déroulée dans les Zones de Santé de Dibaya (30 points d’eau), Kiambi (10), Manono (18) et Mbulula (30). Parmi ces points d’eau, 35 étaient des sources aménagées, 40 des forages mécaniques et 13 des puits busés avec pompes à main. Les marques des pompes à main étaient Afridev (27), India Mark II (16) et Vergnet (10).


La gestion et la fonctionnalité des points d’eau du Consortium WASH RDC deux ans après l’installation

La fonctionnalité des points d’eau

L’étude a relevé que, deux années ou plus après l’inauguration, 89% des points d’eau étaient encore opérationnels et fonctionnels. En examinant les différents types de points d’eau, les forages et les sources aménagées ont conservé des taux d’utilisation plus élevés (respectivement 98% et 91%) des puits busés (54%). Le fait que la plupart de ces derniers est située dans la même zone géographique, pourrait indiquer que la zone n’est pas très favorable en termes hydrogéologiques à cette solution. Néanmoins, un tel taux de fonctionnalité et d’utilisation des points d’eau (89%) deux ans après leur installation est sans doute un acquis remarquable.

La gestion des points d’eau

La gestion des points d’eau est également caractérisée par un haut niveau de continuité, 99% étant encore gérés par des comités WASH au moment de l’enquête. En analysant les  comités, l’enquête a trouvé qu’ils comptent en moyenne huit membres, allant d’un minimum de deux à un maximum de 18. Cette taille est en ligne avec les données collectées au moment de la fin des activités du Consortium au niveau du village.

De plus, la grande majorité des membres du comité a affirmé avoir participé à des formations (91%). Cela suggère un bon niveau de rétention dans les comités. Le taux de participation des femmes aux comités (33%) suggère également des niveaux de continuité élevés.

A travers cette enquête, les comités se sont auto évalués sous plusieurs catégories. Le 81% des comités ont jugé avoir les compétences nécessaires pour remplir leurs rôles et responsabilités.  

Conclusions

Ces données sont très encourageantes en termes de pérennité des infrastructures et de modèles de gestion communautaire, ainsi que d’efficacité de l’approche du Consortium WASH RDC en matière de durabilité de l’approvisionnement en eau en milieu rural. Ces données témoignent aussi du très haut niveau d’engagement des communautés rurales de la RDC qui, au fil du temps, ont fermement maintenu les pratiques promues par le Consortium, parfois malgré les difficultés du contexte et à travers des adaptations.