Consortium WASH RDC

L'expertise de cinq ONG internationales

Recherche et innovation

Au cours des quatre ans de mise en œuvre les agences membres du Consortium développeront des projets de recherche et/ou innovants.

Vous pouvez trouver les études déjà publiées sont sur la page Projets de Recherche et Innovation

Ci-dessous, vous trouverez un détail des projets de recherche et innovation du Consortium WASH RDC.

COMBI (de l’anglais Communication for Behavioural Impact) est une approche de marketing et de communication intégrée, élaborée par l’Organisation Mondiale de la Santé. L’approche utilise une variété de techniques de recherche et d’analyse de marketing social à base communautaire pour la planification des programmes d’intervention centrés sur des stratégies de communication. Il a été utilisé principalement dans le domaine des réactions aux épidémies, des campagnes d’information et des initiatives de vaccination.

En mettant l’accent sur l’identification des obstacles, la détermination des cibles et des comportements positifs, ce type d’approche adaptée au programme du Consortium permet le développement et la mise en œuvre d’une stratégie cohérente de communication pour le changement de comportements en matière de WASH.

  • ACTED: Cartographie REACH

Les informations disponibles aujourd’hui sur les réalisations du secteur EHA en RDC sont incomplètes. Bien que des efforts  pour saisir et analyser des données sur les interventions en cours sont en train d’être faits (création de la base de données du Programme École et Village Assainis gérée conjointement par UNICEF et le Ministère de la Santé, et la base de données sur les activités de OCHA), il existe un manque  général d’information qui empêche de mettre en évidence les besoins réels basés sur l’analyse de ces données.

Grâce à REACH, une initiative conjointe globale entre IMPACT, ACTED et UNOSAT, le Consortium RDC met en place une base de données sur les activités du Consortium WASH RDC et réalise une série de cartes statiques sur l’atteinte des 7 normes, les points d’eau construits et l’atteinte des équilibres financiers par les comités Village Assaini appuyés par le programme. Enfin, le Consortium WASH RDC va également appuyer les autorités locales et provinciales dans l’utilisation de l’information géographique et de la cartographie afin de leur permettre d’exploiter l’information géographique disponible (via des outils cartographiques adaptés) pour une meilleure gestion de l’accès à l’eau dans leur zone de compétence

A travers ce projet, le Consortium WASH RDC vise à contribuer à la construction d’un système dynamique de gestion de l’information pour le secteur WASH qui améliore la planification, la coordination et la traçabilité des interventions en RDC. Ceci, à son tour, devrait permettre d’améliorer de manière significative l’efficacité de l’aide dans le secteur en fournissant la base pour une programmation plus informée.

La Banque mondiale affirme que la majorité des fonds dédiés au secteur WASH en RDC sont alloués à l’installation d’infrastructures d’approvisionnement en eau potable. En milieu rural ces infrastructures sont souvent des pompes à main. Toutefois, bien que les taux de défaillance des pompes à main en Afrique soient estimés entre 30% et 50%, en RDC le taux est de 60%. Ceci a un impact négatif sur la durabilité des interventions dans le secteur. Même si des investissements importants sont réalisés dans l’installation initiale de points d’eau protégés, si ces points ne sont pas correctement entretenus le rapport qualité-prix ne sera pas atteint par les bailleurs de fonds et les bénéficiaires seront découragés car ils devront puiser à nouveau dans des sources non améliorées.

Le coût élevé et l’indisponibilité de pièces de rechange sont les principales raisons du manque de durabilité des pompes manuelles. Afin d’assurer la pérennité des interventions WASH impliquant des pompes manuelles de gestion communautaire, l’accès aux pièces de rechange est un élément clé. Il y a un manque de recherche sur les chaînes d’approvisionnement de pièces de rechange en RDC; ce projet de vise à répondre à ce besoin.

  • CRS: Recherche Opérationnelle sur la faisabilité de modèles de relations financières entre les Groupes d’Epargne Communautaire et les Comités de Gestion d’Eau

CRS est un leader mondial dans l’appui aux groupes d’épargne communautaire. Ces groupes remplissent de nombreuses fonction pour ceux qui n’ont pas accès aux services financiers traditionnels : banque, institution de prêt, gestionnaire de fonds social communautaires. Ces groupes permettent aussi à leurs membres de renforcer leurs compétences financières, d’améliorer leur accès à des biens et des services qu’il n’aurait pas été en mesure de payer, et souvent, il sert également de point de ralliement autour d’activités de sensibilisations et de communication pour le changement de comportement.

L’approche à la gestion financière communautaire utilisée par CRS avec ces groupes d’épargne communautaire a été pensée exprès  pour les communautés pauvres et marginalisées. Ainsi, elle pourrait être complémentaire avec les projets d’appui aux comités de gestion d’eau communautaire, car elle leur donne toutes les compétences et tous les outils nécessaires pour gérer des fonds pour la maintenance sur le long terme. Les groupes d’épargne communautaire pourraient dont être une excellente plateforme pour l’apprentissage des nouveaux membres des comités de gestion d’eau.

L’objectif de cette recherche opérationnelle est de développer jusqu’à trois modèles pouvant être mis en œuvre dans des projets pilotes.

Solidarités International propose d’élaborer un mécanisme de réaction rapide dans tous les domaines du programme Consortium WASH RDC pour faire face aux maladies liées à l’eau. Cette intervention est basée sur le modèle que Solidarités International met en œuvre avec succès depuis 2004 dans l’est de la RDC. L’intervention vient complémenter les activités de membres du Consortium pour atténuer le risque d’épidémies liées aux maladies d’origine hydrique dans les zones d’intervention du programme.

Le paquet de mesures d’urgence et d’intervention se compose de :
• Formation des membres du Consortium, des partenaires et des autorités locales au niveau de la Zone de Santé;
• Pré-positionnement de stocks d’urgence au niveau provincial;
• Maintien d’un mécanisme d’alerte précoce au niveau de la Zone de Santé, en ligne avec la stratégie nationale de choléra;
• Déploiement des équipes d’intervention mobiles dans les 72 heures de flambées de maladies dans les zones ciblées par le programme Consortium.

Il existe actuellement cinq Zones de Santé prioritaires de choléra figurant dans le Programme Consortium selon les informations du Ministère de la Santé publique et de la Stratégie nationale de choléra. Solidarités International coordonne des équipes mobiles et vise à fournir un appui technique dans tous les domaines d’activité du Consortium. Le rôle des membres du Consortium est d’accompagner les acteurs locaux dans le processus et d’appuyer les équipes mobiles lors des séances de formation et de réponse. Après la formation initiale des membres du Consortium et des parties prenantes locales menées par Solidarités International, les réponses d’urgence aux éclosions de maladies liées à l’eau se font en utilisant les stocks d’urgence prépositionnés, soutenues si nécessaire par l’équipe mobile Solidarités International.

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